Objectif 2032 : quels arts pour quelles rues dans 20 ans

 

 

un chantier triennal prospectif et itinérant

Un chantier de réflexion et d’actions pour imaginer le futur des arts en espace public, porté par le Festival d’Aurillac et le centre de ressources HorsLesMurs.

Pour préparer le futur, pourquoi ne pas jouer le jeu de la (science) fiction ? Interroger nos héritages, mettre à distance notre présent, pour mieux inventer nos possibles ?

Le Festival d’Aurillac et HorsLesMurs ont conçu une machine à explorer le temps lancée en août 2012, qui naviguera jusqu’en août 2015. Trois années pour se donner du temps, pour échanger, se perdre et se retrouver, engendrer de la pensée active !

 

Il s’agit, en s’extrayant temporairement des pesanteurs de l’actualité de :

  • passer des données factuelles ou historiques au filtre de l’imaginaire, du rêve, de l’utopie,
  • converser et inventer ensemble, autour des esthétiques, de la place de l’artiste, de son rapport aux espaces publics ou virtuels,
  • détecter, qui sait, de nouvelles manières de faire en germe, voire stimuler la creation.

 

Rebrasser les cartes de la création et de l’éthique des arts de la rue, contourner les idées reçues et secouer les tabous, lutter contre l’entre-soi qui menace les disciplines artistiques et corporations, révéler des désirs communs, penser un devenir collectif à l’échelle européenne…

Etapes réalisées :

 

  • la ]Banque de questions &+si[ au festival d'Aurillac en août 2012
  • l’atelier La prospective en jeu(x) à Paris le 4 avril 2013
  • la conférence-atelier L’avant-garde est-elle à la rue ? au festival d'Aurillac en août 2013
  • l’atelier de 48h Du virtuel au vivant, la ville aux mains des artistes, à Tours, en collaboration avec le pOlau en février 2014
 

Nouvelle étape d’Objectif2032 :
« Où se niche le politique dans la rue ? »

 

Comme une vieille antienne dont on a oublié l'origine, un petit refrain se fait entendre régulièrement en France : les artistes de rue ne seraient plus politiques. Cette idée reçue convoque une référence nostalgique de la fin des années 70, période d'émergence du mouvement du théâtre de rue où le fond de l'air était clairement contestataire. Elle convoque aussi le principe -cliché lui aussi ?- que le théâtre de rue était, est et devrait nécessairement être politique.

En parallèle, les mouvements de mobilisation citoyenne se sont multipliés ces dernières années, du Québec aux printemps arabes, de la Puerta del Sol à Occupy Wall Street et Hong Kong. Ceux-ci ont ont tenté d'instaurer, même de façon éphémère, une démocratie réelle qui vienne bouleverser l'ordre politique, y compris dans les démocraties occidentales. Dans un même mouvement, des artivistes, des guerillas gardeners, des collectifs transdisciplinaires s'emparent de l'espace public et y produisent des actions et des messages à la portée politique radicale.

Où se situe le théâtre de rue dans cette ébullition politique où contestation, insurrection, désobéissance civile et hacktivisme se télescopent ?

Pour éclaircir ces inter-relations, ausculter les évolutions des propos et des formes d'engagement, Objectif2032 propose un nouvel atelier ouvert à tous, en compagnie d’Albert Ogien (*) et d'artistes et citoyens en action.

 

(*) Albert Ogien est directeur de recherches au CNRS et directeur de l'Institut Marcel Mauss de l'EHESS. Ses travaux portent entre autres aujourd'hui sur l'analyse des mouvements de protestation politique extra-institutionnelle (rassemblements et occupations de places, contestations des pouvoirs, mobilisations transnationales, insurrections civiles, activisme informatique, désobéissance civile, création de nouveaux partis) qui se développent actuellement.

 

Objectif 2032 est porté par Anne Gonon, Charlotte Granger et Gentiane Guillot